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La Chaire François-Karl Viau en oncogénomique pédiatrique de l'Université de Montréal

Le cancer est une maladie plurifactorielle qui résulte de l’interaction de multiples facteurs génétiques et environnementaux. L’identification des gènes qui modifient le risque de cancer chez une personne ainsi qu’une compréhension approfondie des interactions entre les gènes eux-mêmes et entre les gènes et l’environnement pourront servir à prédire le risque de cancer lié à certaines habitudes de vie ainsi qu’à l’exposition à l’environnement et en milieu de travail. Ces nouvelles connaissances toucheront profondément le domaine de la médecine préventive, en particulier pour ce qui est de la santé publique, des politiques et de la planification dans le secteur de la santé.

L’application de la génomique en oncologie pédiatrique souffre du manque de données. Les techniques de biologie moléculaire, de génétique et d’épidémiologie moléculaire devraient permettre de découvrir de nombreuses variantes fonctionnelles dans les gènes et protéines intervenant dans l’étiologie du cancer chez les enfants. Ce nouveau champ de recherche s’appelle l’ oncogénomique pédiatrique.

Les malignités hématologiques, notamment les leucémies, les lymphomes, la maladie de Hodgkin et les myélomes, constituent environ le tiers de tous les cancers chez les enfants. La leucémie aiguë lymphoblastique (LAL), la forme de cancer la plus fréquente chez les enfants, est un  modèle de choix pour étudier l’étiologie des malignités hématologiques. La LAL est la forme de leucémie la plus curable avec un taux de guérison d’environ 80 % , mais le prix à payer pour cette « réussite thérapeutique » est énorme : problèmes de croissance à long terme, difficultés d’apprentissage, stérilité et risque élevé de contracter un cancer secondaire. À titre d’exemple, les survivants de la LAL dans la vingtaine présenteront un risque de 3 % de contracter un cancer entièrement nouveau (p. ex., un cancer du sein) dans les 20 prochaines années, soit un risque six fois plus grand que prévu pour leur âge. Par conséquent, il faut de nouvelles stratégies pour réduire l’effet indésirable de la LAL chez les enfants ainsi que le fardeau qu’elle représente pour le patient et sa famille ainsi que pour le système de soins de santé

Le service d’Hémato-oncologie de l’hôpital Sainte-Justine constitue le lieu idéal pour ce type d’étude puisqu’il est responsable du diagnostic et du traitement de plus de 60 % de tous les cas de cancers pédiatriques dans la province de Québec. Nous sommes donc dans une position unique  pour appliquer l’oncogénomique aux cancers pédiatriques.

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